CRIMES A L'ANTIQUE DE JEAN-YVES BORIAUD


Date de sortie

Poche France : 10 Mai 2012

Editions


France Loisirs


Sans être obligatoirement des maniaques de la décapitation, les Romains ne reculaient guère devant les manifestations spectaculaires de cruauté. Les crimes faisaient même partie intégrante de l'imaginaire latin, et les historiens de Rome ne se sont pas fait faute de raconter dans le détail ceux qu'ils pensaient assez exemplaires pour édifier leur lecteur, ou lui inspirer une terreur salutaire. 
A s'en tenir, comme le fait ici Jean-Yves Boriaud, aux écrivains qui, comme Tite-Live, travaillèrent, sous Auguste, à donner un sens à la première histoire de Rome, ou encore aux historiens "militants" qui, à la fin du Ier siècle et au début du IIe, à l'instar de Tacite ou Suétone, ont porté un regard critique sur la première dynastie impériale, celle des Julio-Claudiens, ou, enfin, aux moralistes qui, à la même époque, comme Plutarque, ont mis en regard les grandes figures des mondes grec et latin dans un empire désormais biculturel, on pourra se faire une idée de la place que tenait le fantasme criminel dans la pensée politique du Romain cultivé. 



Voici un autre de mes achats trimestriels chez France Loisirs et aussi une de mes dernières lectures.
Cet ouvrage est un mélange de faits historiques, de passages philosophiques, mythologiques et théâtrales. Comme le présente le résumé, ce livre tente à retracé les grands moments meurtriers de l'Histoire antique. C'est ainsi qu'il nous présente les plus grandes histoires d'empoisonnements, meurtres en famille et croyez-moi, ils sont nombreux (parricides, fratricides...), actes de tortures, rites funéraires...
On remarque que pour la majeure partie de ces crimes , le mobile est de tuer pour, conserver ou obtenir, le pouvoir à tout prix et s'il faut tuer un membre de sa famille, nos grecs et nos romains ne font pas de cadeaux ni les choses à moitié. 
L'Histoire démontre aussi que malgré ces crimes barbares, la roue finit le plus souvent par tourner et punir les meurtriers d'une manière ou d'une autre.

Ce livre m'a quelque peu déçu, je ne m'attendais pas forcément à cela. J'ai trouvé certains passages un peu longs et superflus ce qui pouvait parfois me faire décrocher de ma lecture. A certains moment cet ouvrage nous donne l'impression qu'on nous a seulement recopié des passages traduits des textes de l'époque. Ce n'est pas toujours clair, on s'écarte parfois du sujet principal,ou bien il y a trop de nom. De plus, le récit relève parfois plus de la philosophie que de l'Histoire même.
 Néanmoins il nous offre un "joli" aperçu de la vie des personnes à cette époque, doux euphémisme quand on repense à tous ces crimes qui ont très souvent eu lieu au sein de membres d'une même famille. Heureusement que je n'ai pas vécu à cette époque, car connaissant la mentalité de mes frères ils auraient pu usé de ces méthodes contre moi lol.
Je recommande néanmoins ce livre aux passionnés de l'Antiquité et de philosophie, attention le récit n'est cependant pas accessible à tous car certains passages peuvent être crus( description parfois précise des tortures) et le langage parfois un peu compliqué à comprendre.

MA NOTE:

3/5