3096 JOURS DE NATASCHA KAMPUSCH


Coucou tout le monde ^^

Je tenais tout d'abord à m'excuser, j'ai été absente pendant environ 15 jours durant lesquelles je n'ai rien posté. J'avais pourtant deux chroniques à publier mais aussi plusieurs vidéos malheureusement avec la reprise de mon boulot à temps plein et ma recherche active pour une maison, j'ai été quelque peu dépassée. Je n'ai lu que deux livres en quinze jours. Je n'ai pas réellement eu de panne livresque mais tout simplement un gros coup de fatigue, quand je parvenais à avoir ne serais ce qu'un peu de temps libre, je le mettais à profit pour me reposer. J'espère voir enfin le bout de tout cela mais en attendant je vais essayer de vous poster les deux chroniques livresques que je n'avais pas réussi à faire. Veuillez me pardonner^^.



LE LIVRE EN QUELQUES INFOS:

Date de sortie

France : 3 Novembre 2010 

Editions

2011 Le Livre de Poche française


Résumé:


Le 2 mars 1998, la jeune Natascha Kampusch va pour la première fois à l’école à pied. Elle est enlevée sur la route par Wolfgang Priklopil, un ingénieur électricien d’une trentaine d’années. Elle réussira à s’échapper après 3096 jours. 
Voici le récit de cette captivité terrible : pendant dix ans, elle restera enfermée dans une pièce de 5 mètres carrées, la plupart du temps dans le noir et pendant les six années suivantes elle sera son esclave domestique. 
Sous le joug de la violence et surtout d’un terrible harcèlement psychique de son agresseur, elle réussira à résister à sa séquestration et à s’enfuir. 

Un récit bouleversant et terriblement émouvant.



LES PERSONNAGES ET LEUR PSYCHOLOGIE:

NATASCHA: Nous suivons dans ce livre, l'évolution de la famille de Natascha et d'elle- même d'avant sa naissance jusqu'à ses 22 ans.
Natascha est née le 17 février 1988 alors que sa famille commencer à se décomposer. Elle déclare elle- même que malgré le fait que sont arrivée se soit passée dans la joie, Natascha a parfois eu l'impression durant son enfance d'être la cinquième roue du carrosse. Ce qui lui a profondément manqué durant son enfance et " un soutien inconditionnel et de l'amour". Toutes ses épreuves de l'enfance et le manque d'affection ont fait que Natascha a tout transféré sur la nourriture, résultat: un an avant son enlèvement, elle est devenue une enfant obèse. 
On se rend vite compte que Nastascha n'a jamais eu une vie facile que ce soit au sein même de sa propre famille, qu'avec le ravisseur. Toutefois au fil des années, elle parviendra a trouvé la force de survivre car après tout c'est cela: elle n'a pas "vécu" mais bien "survécu" durant tout ce temps.

SA FAMILLE: La mère de Natascha est âgée de 38 ans lorsqu'elle accouche d'elle, elle avait deux filles d'une précédente union. Elle a divorcé peu de temps après sa deuxième grossesse et a donc dû se battre pour subvenir aux besoins de sa petite famille.
Le père de Natascha a eu beaucoup de dettes et tellement hypothéqué la maison de sa grand-mère que cela mit en péril toute sa famille. La mère de Natascha en avait assez de cet homme peu fiable et qui préférait passer son temps à jouer. Tout deux, passaient leur temps à se disputer mais en tentant de tenir Nastacha à l'écart. C'est dans ce climat incertain qu'elle a grandi. C'est lorsque Nastacha eu 5 ans que son père quitta le foyer familial définitivement ce qui provoqua différentes manières de protestations chez elle( vomissements, crises de larmes, gastrite..). Quand à sa mère, elle reportait sa peine et sa colère sur sa propre fille. 
WOLGFANG PRIKLOPIL: paranoïaque 

LE STYLE D’ÉCRITURE:

C'est indéniable que toutes ces épreuves ont fait mûrir Natascha bien plus vite que tout les autres enfants de son âge. On le ressent dans ses actes, ses réactions face au ravisseur mais surtout dans ses écrits. Les mots qu'elle emploie ne sont pas laissés au hasard ni utilisés avec légèreté. Chacun d'entre eux nous touchent et nous bouleversent. C'est une personne très honnête, posée, sage et humble. Nos tracas du quotidien nous paraisse bien faibles face à tout ce qu'elle a vécu et on ne peut se sentir que plus chanceux de ce que l'on a.

L’ATMOSPHÈRE/L'ENVIRONNEMENT:

Nous suivons la terrible histoire de Natascha, on a vraiment l'impression d'être à tout instant à ses côtés en Autriche. Nous faisons face à l'intégralité du calvaire de Natascha; les différentes méthodes de pression: d'abord psychologiques puis physiques. Priklopil a tout fait pour briser Natascha. Il lui fit tout d'abord croire que son enlèvement avait été organisé pas un collectif de personnes auquel il devait la "livrer", puis ce fut la thèse d'un enlèvement crapuleux de son propre chef et qu'il réclamait une rançon que ses parents refusaient de payer.  Il décida même de ne plus jamais l'appeler par son vrai prénom, pendant sept il la nommera Bibiane. Mais tout cela n'était jamais assez, il monta en puissance, il devint violent physique lorsque Natascha eu ses premières règles à l'âge de 12/13 ans. A ses yeux, elle devenait alors une femme et bouleversait donc tous les plans qu'il avait imaginé. Au départ Natascha était "passive" face à tout cela, mais à partir de 14/15 elle commença à se rebeller par moment ce qui lui permit, elle en est sûre, de rester en vie.


LE PETIT PLUS:

Nous avons des références à d'autres affaires similaires notamment l'affaire Dutroux. Natascha nous donne ainsi son ressenti et comment elle a vécu tout cela, sans aucun détour, ni retenue. J'ai aussi appréciée le fait de suivre Natascha après sa libération: au début pleins de personnes compassèrent à ce qu'elle avait vécu. Et puis de victime du ravisseur, elle passa victime des médias et de certaines personnes qui ne la comprenaient pas car elle était plus forte moralement qu'ils ne voulaient. Ce qu'ils souhaitaient c'était de voir une victime plus que brisée qui aurait crier sa haine du ravisseur et je ne sais quoi encore. Or elle le dit elle m'aime, ce qu'il la sauver et éviter qu'elle ne se perdre à jamais, est de parfois pardonner à Priklopil et imaginer que ce qu'il lui faisait subir ne lui arrivait pas vraiment comme si elle était simple spectatrice de tout ce drame. Elle tient surtout à signaler qu'elle n'a jamais été victime du syndrome de Stockholm comme l'on dit de nombreuses personnes face à ses réactions. 

LE PETIT MOINS:

La seule chose que je reproche à ce livre est que les chapitres sont parfois trop long.


NOTE ET AVIS GÉNÉRAL:

5/5

J'ai longuement hésité à noter ce livre. Pouvons-nous nous permettre de coter le récit d'une vie plus que tragique? Qui sommes- nous pour faire cela? Ce fût très difficile de prendre du recule, de rester impartial; car ce livre m'a indiscutablement chamboulée au plus profond de mon être. On ne peut pas rester insensible face à un homme qui a tout fait pour briser une jeune fille. Qui pourrait sortir indemne d'un enlèvement, du vol de son identité, d'un isolement profond pendant plusieurs années, de violences verbales et physiques, de jeûnes et bien d'autres encore. Je ne peux que tirer mon chapeau à cette jeune fille devenue une femme, qui a su rester forte au fil de toutes ses années et qui a eu le courage de mettre des mots sur tout cela pour rétablir la vérité. Selon moi, et elle en fait également mention, il ne fait aucun doute que l'écriture fut à la fois une libération et une thérapie pour Natascha, tout comme pour certains, dont moi, la lecture fait office de moyen d'évasion pour oublier tout ce qui nous rend la vie pénible. Je terminerai ma chronique en citant tout simplement les trois dernières phrases du livre de Natascha qui sont si vraies et si justes:
" Je sais que je peux aussi être maître de ma vie en liberté. Et cette liberté commence maintenant seulement, quatre ans après le 23 août  2006 ( date son évasion). Maintenant seulement, avec ces lignes, je peux tirer un trait et dire véritablement: je suis libre."


PROCHAINE CHRONIQUE:

ROCK de KYLIE SCOTT